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Septembre 2013 - Les craintes justifiées sur un cas d'école...

 

En parcourant le site de Famidac je suis tombé sur un vieil article datant de 2000 et intitulé :

 

25 et 26 mai 2000 - Journées d’études de l’Accueil Familial en région Rhône-Alpes (FNAF)

 

Dans le paragraphe "B - conseils généraux faisant appel à des associations mandatées", l'Isère était citée en "cas d’école concernant la mise en pratique de la possibilité, énoncée par la loi, qu’ont les conseils généraux de déléguer l’instruction et le suivi de l’accueil familial à des associations".

 

Les associations ADAFPAH (pour les personnes âgées) et ASMI (pour les adultes handicapés) étaient plusieurs fois citées dans le compte rendu de ces journées.

 

Cependant ces journées d'études ont soulevé à l'époque certaines craintes sur ce type de fonctionnement qui se sont malheureusement avérées justes.

 

Lisez le texte de Mai 2000 ci-dessous et faites le rapprochement avec la situation actuelle en Isère treize ans après.  C'est édifiant !

 

"L’accompagnement des familles d’accueil 

Dans les départements où une association conventionnée propose un encadrement à temps plein de l’accueil familial, comme dans ceux où celle-ci est directement prise en charge par le conseil général, la question se pose de la nature et de la limite de l’accompagnement des familles d’accueil. En effet, celles-ci ont la chance d’être en face d’un interlocuteur précis, qui peut répondre à leurs questions et leur offrir un soutien qui contraste avec l’habituel isolement des familles d’accueil que l’on observe dans la plupart des départements. La précision dont font preuve les contrats est d’ailleurs typique de cet accompagnement qui prévoit les éventuels problèmes de l’accueil familial négligés par la loi, et qui va de pair avec un encadrement sérieux des familles d’accueil.
La question se pose alors des limites entre l’accompagnement et l’ingérence. Une association ou un service trop présent auprès des familles semble quelquefois perçu par celles-ci comme abusant de son pouvoir. La question de la présence ou non d’un tiers officiel lors de la signature des contrats, l’intervention systématique en cas de litige, la prise en charge des placements, peuvent parfois apparaître comme autant d’atteinte à la notion de gré à gré chère aux familles d’accueil, qui peuvent voir dans un accompagnement poussé une déresponsabilisation et une infantilisation, voire une certaine défiance de la part des autorités censées les épauler.

 

La gestion des places vides

Ce point complète le premier : à qui revient la décision du placement en familles d’accueil ? Logiquement aux deux parties, et familles d’accueil et accueillies doivent dans l’esprit de la loi rentrer en contact par eux-mêmes et décider des modalités du contrat. Dans la pratique il est parfois dur pour une famille d’accueil de trouver un pensionnaire, le recours aux petites annonces est courant. Quant aux personnes à la recherche de placements, il est tout à fait courant qu’elles ne sachent à qui s’adresser. Le Rhône comme l’Isère ou la Drôme ont centralisé les demandes : une personne à la recherche du placement doit s’adresser à l’association ou au service concerné ; Celui-ci ne se contente pas de l’informer sur l’ensemble des familles disponibles mais l’aiguille également sur celles dont le profil correspond à la demande. On voit bien l’avantage d’un tel service, mais on voit également les excès sous-jacents, si le service concerné finit par se proclamer seul apte à décider du placement : refus de communiquer les listes de familles d’accueil, décision de mise en contact ou non entre les demandeurs et les familles d’accueil, voire méfiance vis-à-vis des familles qui prennent directement contact avec des pensionnaires. Ainsi la volonté de bien faire - et souvent l’efficacité réelle - peut-elle se transformer en abus de pouvoir.

 

La mise en réseau des familles

Se pose également le problème de la nature du tissu unissant les familles d’accueil. Dans le Rhône et l’Isère, les associations ayant pris en charge l’accueil familial par convention sont des associations liées au département, formé et dirigés par des membres du corps médico-social public. Paradoxalement donc, ces associations au service de l’accueil familial ne sont pas vraiment des associations de familles d’accueil, et ces départements se caractérisent par l’absence d’un tissu associatif autonome et émanant des familles d’accueil. Les familles d’accueil peuvent donc avoir l’impression d’être sans voix réelle, et finalement plus isolées face à l’institution, à laquelle elles vont associer l’organisme associatif. A l’inverse, c’est dans le département où l’accueil familial est le moins pris en charge par le conseil général, l’Ardèche, que l’on retrouve une association indépendante de familles d’accueil, Accueil Pluriels (actuellement Famidac), montée par des personnes travaillant elles-mêmes comme familles d’accueil.

 

Le statut des associations conventionnées

Finalement, les associations conventionnées du Rhône et de l’Isère, souvent cités en France comme des cas d’écoles en matière d’accueil familial, sont confrontées à un problème de légitimité et de statut, et peuvent de manière paradoxale susciter la défiance des conseils généraux comme des familles d’accueil. Les premiers peuvent voir dans ces associations des organismes indépendants et finalement peu contrôlables, et regretter un transfert de compétence qui débouche sur une perte de contrôle, par le département, d’un dossier touchant pourtant à la prise en charge des personnes dépendantes ; les secondes voient pourtant ces associations comme émanant directement des conseils généraux.

..."

 

Toute ressemblance entre les craintes exprimées en 2000 et des cas vécus actuellement n'est pas que simple coïncidence ! 

 

Malheureusement l'absence de contrôles sérieux par le Conseil Général sur son prestataire n'a fait qu'aggraver les dérives sur le terrain.

 

 


Glossaire

Accueil familial

Mode d’accueil alternatif entre le maintien à domicile et l’hébergement en établissement, qui permet à la personne âgée ou handicapée de maintenir des liens avec son environnement antérieur tout en lui offrant un cadre de vie familial et sécurisant.


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Texte à méditer :  La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas.   Confucius

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